L'histoire d'un conte de fée
« Il était une fois, un prince détrôné,
Sans racines, les pieds nus, la peau ambrée.
Un troupeau de fées, entassées dans sa chambre,
Avait pourtant veillé sur sa destinée.
Il était une fois, une petite paysanne, une belle jeune fille,
Elle était née dans une pauvre chaumière
Sa seule façon de s'exprimer était la poésie
Elle maniait à merveille les mots et les vers.
« De nombreux talents, il fut muni,
Dont celui de se faire aimer.
Mais une sorcière moins bien lunée
Marqua du sceau du malheur, sa vie. »
Elle avait pour seuls dons, son courage et sa volonté
Elle attendait l'amour sans le forcer
Dans une rue elle le croisa
Sans hésiter, elle l'aborda, et le prince, son histoire, lui conta.
« Dis-moi, toi, qui parais va nus pieds,
D’où te vient cette prestance, ces gestes assurés ? »
« Je fuis un sort, qui lors de ma naissance fut proféré.
Seule une jeune fille au cœur pur, pourra m’en délier. »
Le sourire vint aux lèvres de la jeune fille
Elle lui demanda que faire pour le libérer de sa malédiction
Il sourit et murmura tristement "écrire, pour moi, une belle et longue poésie"
La paysanne rit et dit "cela tombe bien, c'est ma passion"
Du derrière d’une oie, elle arracha une plume,
Et d’un peu de suie, tira de l’encre noire
Un bureau se fit d’une enclume
Et travailla ainsi du matin jusqu’ au soir.
Le prince lui tournait autour, les yeux remplis d'amour et de doute :
Saurait-elle, simple paysanne, détourner le sort de sa route ?
La jeune femme s'agaçait
De travailler seule, assise sur son tabouret
Plus il tournait,
Plus elle s'énervait.
Tout à coup, elle se leva
Et cria "arrête de tourner comme-ça !"
Le prince rougit
Et, de nouveau, s'assit
Mais bien vite se releva pour reprendre sa ronde infernale
La jeune fille le fit bien vite sortir de la grande salle
Quand enfin son poème fut écrit,
Elle appela le prince, mais celui-ci, vexé, était sorti ;
Comme la paysanne se fâchait, apparut une drôle de fée
Lui tendant une épée, précisant que le prince avait été enlevé
La jeune fille amoureuse suivit les indications
De la fée et ses prédictions,
Bien vite elle arriva au château où le prince avait été enfermé
Et les serviteurs de la sorcière, un à un elle dut affronter.
Elle tua tous les méchants
délivra le prince vraiment charmant
Qui lui fit sa déclaration
Et lui offrit sa demeure.
Elle lui tend son poème, et d’émotion pleure .
Il la prend dans ses bras et lui promet de l’aimer de toute sa dévotion.
D’enfants ils n’eurent point, leur amour prenant tout leur temps
Et firent du bien partout où ils passaient, prouvant que la destinée, parfois, ment.
Le prince tout d'abord sans royaume,
Régna sur un empire
Celui de la vie et des rires.
Il était le plus heureux des hommes !
Voilà, donc c'est un duo entre moi et l'endormie, elle écrit superbement et a décidé de me laisser faire la fin de ce "duo".
Je la remercie de tout coeur pour son aide et toutes ses corrections et surtout pour son écriture !